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Voilà un titre pompeux pour un premier article.

Je n’ai pas encore défini tous les us et coutumes à mettre en place ici, mais je me dis quoi de mieux qu’une mise en abyme pour placer les premières pierres.

Comme la chose qui me tient à coeur en ce moment au point où mes collègues en ont les oreilles qui saignent, je vais m’étaler sur un sujet qui fait couler beaucoup d’encre ou plutôt remplit moult pixels…

Oui vous commencez à vous en douter, je vais parler de pixel et pas des moindres. De ceux qui font parti de l’un des Univers adaptés par Blizzard. (Je dis « adapté » car il faut rendre à césar le fait que les deux gros succès du sus nommé sont des restructurations de l’univers Warhammer et Warhammer 40K).

Allons, ne faîtes pas les enfants ! Qui est aveugle au point de ne pas reconnaître la lutte de peau verte et d’humains en passant par le chaos et celle de spaces marines affrontant des hordes de Zergs (ou Tyranide)… ?

Je ne critiquerai pas cette inspiration car le résultat, ne serait-ce que d’un point de vue narratif, est tout simplement exquis…

Bon il serait peut-être temps d’attaquer dans le vif du sujet. Nous allons donc parler de Starcraft 2 : Wings of Liberty.

 

Une histoire bien souvent dans l’ombre du multi

Ce jeux a vécu en multi-joueurs pendant Starcraft 2 : Wings Of Libertydes années, faisant de lui la référence du STR (ou RTS pour la dénomination anglaise : Real-Time Strategy soit Stratégie Temps Réel). Personnellement, j’ai eu un coup de cœur pour la série après avoir vécu l’histoire des Terran, des Protoss et des Zerg. La mise en scène, la prise en compte du joueur comme un personnage à part entière, le sentiment d’être activement impliqué dans le déroulement de cet univers et la possibilité de choisir certaines directions qui n’avaient pas (sans doute à cause de l’époque) d’incidence sur la durée.

Où je veux en venir, me direz-vous ? Et bien à l’histoire de son « oh combien célèbre » successeur. On crie par monts et par vaux que Starcraft 2 a pour but de prendre la suite du premier et de son extension. C’est vrai en terme de Multi, ça l’est beaucoup moins en terme de solo. Bouleversement incompréhensible : un homme est venu prendre votre place dans la narration et vous n’êtes plus que l’ombre de Jim Raynor. Pour un peu, c’est plutôt déstabilisant.

Un homme marqué par le temps

Jim Raynor, Starcraft 2Un vieil ami qu’on ne peut oublier durant tout le premier et l’extension. Charismatique : une sorte de héros mitigé puisqu’on ne sait pas si Raynor est courageux ou si c’est parce qu’il est au milieu de ce bordel où il ne cherche finalement plus qu’à en survivre.

Dans cet épisode, le fait de le suivre nous apporte une compréhension plus poussée. Et même si je regrette ce que j’exprimais plus haut (le fait de ne plus être un personnage), je dois bien avouer que la chose est plutôt bien faite. Pour ceux qui auront vécu les nombreuses phrases emblématiques de notre bon vieux Jimmy, ils seront ravis d’approfondir cette force de la nature et de trouver les nombreuses allusions sur son vécu. Celui-ci, commun au joueur et qui est personnifié par Matt Horner, le second , un poil trop protocolaire. Mais sachant que le joueur dans les premiers se voyait « militarisé » dans toutes les campagnes, je pense que son caractère est un choix logique.

Jim nous est donc rendu là avec son vécu et comme la plupart des hommes, il s’en trouve marqué, imprégné même hanté par un lot d’actes, choix ou événements subits. On sera d’ailleurs étonné que Matt n’en souffre pas plus. Une des choses qui renforce ce contraste de narration : on se sent moins concerné par ces choses, qui pourtant m’ont fait clamer un « Nooo » à la « Luke, I’m your father ! » accompagné des braillements de notre coéquipier.

Autre chose étrange c’est le manque de héros dans le système de missions. Ils sont pourtant bien présents dans le déroulement des événements pour notre plus grand plaisir. Mais là, même dans les plus grosses missions on se dit qu’il aurait été logique de les voir sur le terrain, bah non…

« Dis donc c’est un vrai carrosse que tu as là Jimmy »

Et oui il a mis les bouchées doubles notre ami,  L'Hyperion, Vaisseau Amiral.ça c’est du coucou et pas du moindre : le Vaisseau Amiral de Mengks. Extérieurement il ne paie pas de mines mais intérieurement, pour le peu qu’on a la possibilité d’en voir, il apparaît fort accueillant. Mais c’est surtout le lieu emblématique du scénario. Une mine d’informations et bien qu’étrange quand on se retrouve à le prendre en main, le fait qu’il fourmille de détails, tous plus intéressants les uns que les autres, nous ravit au plus au point. Sans parler de l’humour de développeur qui est toujours aussi présent ainsi que dans les discussions des unités aussi. Mais je tiens à saluer les enchaînements qui sont bien réalisés. Et malgré le champ restreint de vue (un peu plus de profondeur et de largeur aurait été au poil) on y voit la vie du rafiot. Même si il y a un problème de personnages principaux statiques (mais c’est probablement pour éviter une partie de cache cache).

Oui mais alors ?

En bref et pour conclure ce premier article, je suis plutôt mitigé entre une amélioration et un nombre d’unité faramineux, qui met du challenge sans parler des modes de jeu difficile qui commencent à devenir bien balaise de missions en missions. Quant à brutal c’est comme son nom l’indique, des attaques de masse et des tactiques qui vous feront refaire trois fois la mission pour s’adapter au mieux.

Mais le mauvais côté pour moi c ‘est la durée et l’égarement du scénario. On se retrouve loin de l’histoire épique (excepté en Difficile et Brutal) et tout ça pour un jeu pas donné. Alors c’est une trilogie ok, mais on était habitué à mieux dans la campagne humaine.

Par peur d’en dévoiler plus que je ne le souhaite, je vais me stopper là. Mais pour rassurer les fans, si on profite pleinement de chaque mission ça reste un très bon jeu à posséder, pas de doutes là-dessus ! Reste à voir les suivants.
Ah et la campagne Protoss Bonus ? Et bien je vous laisse vous régaler avec…

Voilà, en espérant vous avoir apporté quelque chose et qui sait ? Une envie d’en lire d’autre. J’avoue volontiers que tout ceci n’est qu’essai, sans parler de mon orthographe qui laisse à désirer. Donc n’hésitez point à donner avis et critiques…